Comment placer 200 000 euros en 2026 : les 7 meilleures solutions selon vos objectifs

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Par Lucille Berdery

Comment investir son argent : solutions et conseils

Placer 200 000 euros en 2026 7 solutions clés

L’essentiel à retenir:

  • Avant tout placement, définir quatre paramètres est indispensable : objectif patrimonial, horizon de placement, profil de risque et situation fiscale (TMI, enveloppes disponibles) [1].
  • Pour des revenus complémentaires : les SCPI (taux de distribution moyen 4,91 % en 2025, source ASPIM [4]) et le LMNP géré (loyers sécurisés par bail commercial) sont les solutions prioritaires.
  • Pour valoriser son patrimoine : l’immobilier en direct avec effet de levier, l’assurance-vie en unités de compte et le private equity offrent des potentiels de croissance à long terme.
  • Pour préparer sa retraite : le PER (déduction des versements hors plafond des niches fiscales) et l’assurance-vie (disponibilité et avantage successoral) sont complémentaires, pas concurrents [3][5].
  • Pour diversifier au-delà de ces 7 solutions : livrets réglementés, PEA, ETF et obligations complètent utilement un portefeuille de 200 000 euros.
  • Aucun placement unique ne convient à tous les profils. La bonne stratégie combine plusieurs solutions selon les objectifs, l’horizon et la fiscalité du foyer.
  • Un bilan patrimonial avec un conseiller en gestion de patrimoine permet d’accéder à des produits non disponibles en réseau bancaire (FPCI, SCPI institutionnelles, assurance-vie haut de gamme) et d’optimiser la structuration globale.

Placer 200 000 euros représente un capital significatif qui mérite une stratégie construite, pas un placement par défaut. Avant de choisir un support, trois questions structurent la réflexion.

À quel horizon avez-vous besoin de ces fonds ? Quel niveau de risque êtes-vous prêt à accepter ? Quel est votre objectif principal : revenus, valorisation ou retraite [1] ?

Ce guide présente les 7 meilleures solutions pour placer 200 000 euros en 2026, classées par objectif, avec rendements attendus, risques réels et exemples chiffrés. Il détaille aussi des options complémentaires (livrets, PEA, ETF, obligations) pour diversifier davantage votre portefeuille.

 

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Les bonnes questions à se poser avant de placer 200 000 euros

Trop souvent, le choix d’un placement précède la définition des objectifs. C’est l’erreur à éviter. Quatre paramètres fondamentaux doivent être clarifiés avant toute décision [1].

Si vous avez déjà exploré la question avec un montant différent, nos guides comment investir 50 000 €, comment investir 100 000 € et comment investir 500 000 € illustrent la même logique de priorisation, à d’autres échelles de patrimoine.

Objectif patrimonial et horizon de placement

L’objectif patrimonial détermine toute la structure : revenus complémentaires immédiats, valorisation du capital sur 10-15 ans, préparation de la retraite ou optimisation de la transmission. Ces objectifs peuvent se combiner, mais l’un doit être prioritaire.

L’horizon de placement conditionne les supports éligibles. Un horizon court, moins de 3 ans, oriente vers les livrets réglementés [2] ou les fonds euros en assurance-vie [3]. Un horizon moyen, 3 à 8 ans, ouvre l’accès aux SCPI [4] et au LMNP. Un horizon long, plus de 8 ans, permet d’envisager le private equity [6], le PEA et les unités de compte actions [3].

Profil de risque et situation fiscale

Le profil d’investisseur est souvent sous-estimé. L’AMF rappelle qu’il est corrélé positivement au rendement attendu : plus un placement offre de performance potentielle, plus il expose à des pertes en capital [1]. Consultez notre page sur les facteurs de risque d’un placement financier pour évaluer votre tolérance.

La situation fiscale (TMI, plafonds d’épargne retraite disponibles, enveloppes déjà ouvertes) détermine quels produits sont fiscalement efficaces. Un versement PER à TMI 30 % n’a pas le même impact qu’à TMI 45 %.

ObjectifHorizonProfilSupports recommandés
Revenus complémentaires3 à 10 ansPrudent à équilibréSCPI, LMNP géré, fonds euros AV
Valorisation du patrimoine8 à 15 ansÉquilibré à dynamiqueAV UC actions, immobilier levier, private equity
Préparation retraite10 à 25 ansSelon TMI et horizonPER + AV (combinaison recommandée)
TransmissionLong termeVariableAV (abattement 152 500 €/bénéf.), démembrement

 

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200 000 € pour obtenir des revenus complémentaires

Obtenir un revenu régulier sans gestion directe est l’objectif le plus fréquent pour un capital de 200 000 €. Deux solutions se distinguent par leur efficacité : les SCPI pour la mutualisation des risques, et le LMNP géré pour la sécurisation des loyers par bail commercial.

Les SCPI : percevoir des loyers sans gérer de biens en direct

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier permettent d’investir dans l’immobilier d’entreprise (bureaux, commerces, logistique, santé) en déléguant intégralement la gestion à une société spécialisée. En achetant des parts, vous percevez une quote-part des loyers encaissés, proportionnelle à votre mise [4].

Le taux de distribution moyen de ce placement s’est établi à 4,91 % en 2025 (source ASPIM, données au 31/12/2025 [4]), en progression par rapport à 4,72 % en 2024. Sur 200 000 euros investis à ce taux, le revenu brut annuel potentiel est de l’ordre de 9 820 €, soit environ 818 € par mois avant fiscalité.

Trois types de parts répondent à des objectifs différents [4] : les SCPI de rendement (revenus réguliers), les SCPI de valorisation (plus-value à long terme) et les SCPI fiscales (réduction d’IR via les dispositifs Malraux, déficit foncier). Pour amplifier l’avantage fiscal, il est possible d’investir en SCPI via l’assurance-vie : les revenus sont alors placés dans l’enveloppe fiscale du contrat et bénéficient des abattements après 8 ans.

⚠️ Attention :

Le principal risque de ce placement est la liquidité. Les parts ne sont pas toujours revendables immédiatement, surtout en période de tension sur le marché secondaire [4]. En 2025, 967 millions d’euros de parts ont été échangés sur ce marché (ASPIM), mais certaines SCPI de bureaux ont connu des difficultés. La durée de détention recommandée est de 8 à 10 ans minimum. Les avantages et inconvénients d’une SCPI méritent d’être étudiés au cas par cas. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le LMNP géré : revenus passifs avec loyers sécurisés par bail commercial

Le LMNP géré consiste à acquérir un logement dans une résidence de services (étudiante, senior, de tourisme, EHPAD) et à le confier à un exploitant via un bail commercial de 9 à 11 ans [7]. L’exploitant verse les loyers contractuels même en cas de vacance locative : c’est lui qui supporte le risque d’occupation. La gestion est intégralement déléguée.

La fiscalité est un atout majeur : au régime réel LMNP, l’amortissement comptable du bien et du mobilier permet de neutraliser quasi-totalement l’imposition des loyers pendant 15 à 20 ans [7]. La récupération de la TVA (20 %) est possible à l’achat, sous conditions, pour les résidences fournissant des services para-hôteliers [8]. Sur un bien de 200 000 € TTC, cela représente environ 33 000 € récupérés.

Deux risques sont à mentionner explicitement : la dépendance à la solvabilité de l’exploitant (en cas de défaillance, les loyers peuvent être suspendus) et les difficultés de revente sur le marché secondaire, où les prix sont parfois inférieurs au prix d’acquisition initial [7].

📌 À retenir :

SCPI et LMNP géré sont complémentaires : la SCPI offre une diversification immédiate sur un panier de biens, le LMNP géré concentre le capital sur un actif avec un bail sécurisé. Combiner les deux sur 200 000 € (par exemple 100 000 € en SCPI + 100 000 € en LMNP) permet de mutualiser les sources de revenus.

 

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200 000 € pour valoriser votre patrimoine

Faire croître 200 000 € sur le long terme implique d’accepter une part de risque et d’immobilisation du capital. Trois vecteurs se distinguent par leur potentiel de performance : l’immobilier en direct avec effet de levier, l’assurance-vie en unités de compte, et le private equity.

L’immobilier en direct avec effet de levier : maximiser le rendement par le crédit

Utiliser 200 000 euros comme apport plutôt que d’acheter comptant démultiplie la puissance du capital. Avec un apport de 200 000 € et un crédit de 300 000 € sur 20 ans, il est possible de financer un bien LMNP de 500 000 € [7]. Sur ce bien, les loyers nets annuels peuvent atteindre 15 000 à 20 000 €, soit une rentabilité sur fonds propres nettement supérieure à un achat cash équivalent.

L’intérêt de l’effet de levier est double : les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus locatifs au régime réel, et la valorisation à long terme du bien s’applique à l’intégralité de la valeur acquise, pas seulement à l’apport. 

Le crowdfunding immobilier constitue une alternative plus liquide pour affecter une part réduite de ce capital à des opérations immobilières à court terme, avec un risque de perte en capital à évaluer projet par projet.

L’assurance-vie en unités de compte : croissance à long terme

Pour un horizon supérieur à 10 ans, les unités de compte en assurance-vie offrent un accès aux marchés actions mondiaux avec une fiscalité avantageuse [3]. Le rendement historique des fonds UC actions diversifiés ressort entre 6 et 8 % par an sur 10 ans, sans garantie de capital.

L’enveloppe assurance-vie présente deux avantages majeurs après 8 ans de détention : un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple sur les gains lors des retraits [3], et une transmission hors succession à hauteur de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans [3].

Pour les patrimoines importants, l’assurance-vie luxembourgeoise offre en complément une architecture ouverte (accès à des fonds non référencés en France), la neutralité fiscale du Luxembourg et une protection des actifs renforcée (triangle de sécurité).

Le private equity : performance maximale pour les investisseurs patients

Le private equity (capital-investissement) consiste à investir dans des entreprises non cotées en phase de croissance. Les données France Invest montrent un rendement annualisé historique du private equity français de 10 à 15 % sur 10 ans [6], supérieur à la quasi-totalité des autres classes d’actifs sur longue période.

L’accès se fait via des FPCI (Fonds Professionnels de Capital Investissement), avec un ticket d’entrée minimum de 100 000 € [6], ou via des fonds accessible en assurance-vie haut de gamme. La contrepartie est l’illiquidité totale : le capital est bloqué 5 à 10 ans, sans possibilité de sortie anticipée. Il est recommandé de ne pas dépasser 10 à 15 % du patrimoine total investi en private equity [1].

💡 La note de l’expert :

Le private equity n’est adapté qu’aux investisseurs disposant d’un patrimoine global suffisant pour absorber l’illiquidité. Sur 200 000 €, affecter plus de 20 000 à 30 000 € au private equity serait disproportionné sauf si ce capital ne représente qu’une fraction d’un patrimoine plus large.

 

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200 000 € investis pour préparer votre retraite

La préparation de la retraite avec ce capital repose sur deux enveloppes complémentaires : le PER pour la poche bloquée et défiscalisée, et l’assurance-vie pour la poche disponible. Leur combinaison est souvent plus efficace que l’une ou l’autre seule [3][5]. Notre comparatif PER, assurance-vie et PEA pour la retraite détaille les arbitrages possibles.

Le PER : défiscaliser tout en préparant sa retraite

Le Plan d’Épargne Retraite permet de déduire les versements du revenu imposable, dans la limite du plafond épargne retraite figurant sur l’avis d’imposition [5]. Cette déduction est hors plafond des niches fiscales de 10 000 €, ce qui la rend cumulable avec d’autres dispositifs (SCPI, IR-PME, Girardin).

Économie d’impôt immédiate selon la TMI :

Versement sur PERÉconomie à TMI 30 %Économie à TMI 41 %Économie à TMI 45 %
10 000 €3 000 €4 100 €4 500 €
15 000 €4 500 €6 150 €6 750 €
20 000 €6 000 €8 200 €9 000 €

Il s’agit d’une économie d’impôt sur le revenu, non d’un gain garanti. Il est déconseillé de placer la totalité des 200 000 euros sur le PER : le capital reste bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé. Une proportion de 10 à 20 % est généralement recommandée, selon le plafond disponible et la TMI [5].

💡 La note de l’expert :

Depuis le 1er janvier 2026, les versements après 70 ans ne génèrent plus d’avantage fiscal à l’entrée (LF 2026). Pour les épargnants approchant cet âge, il est impératif d’anticiper leurs versements.

L’assurance-vie : l’enveloppe polyvalente pour la retraite

Contrairement au PER, l’assurance-vie reste disponible à tout moment [3] : les rachats sont possibles à n’importe quelle étape de la vie, sans condition d’âge ni de situation. C’est ce qui en fait une enveloppe complémentaire idéale au PER bloqué.

Après 8 ans, les retraits bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple marié ou pacsé) sur les gains [3], permettant de percevoir des revenus complémentaires avec une fiscalité très réduite. En cas de décès, les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans [3].

La stratégie optimale est donc : PER pour la déduction fiscale immédiate + AV pour la flexibilité et la transmission. Les deux enveloppes se nourrissent l’une l’autre : l’économie fiscale générée par le PER peut être réinvestie en assurance-vie.

COMMENT INVESTIR 200 000 € SELON VOS OBJECTIFS EN 2026

REVENUS COMPLÉMENTAIRES
Loyer
Solutions :
  • SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier)
  • LMNP (Location Meublée Non Professionnelle)
Objectif : Générer des revenus réguliers pour compléter votre budget. Solutions pour une rente potentielle.
VALORISER SON PATRIMOINE
Solutions :
  • AV UC (Assurance Vie en Unités de Compte)
  • Private Equity (Capital Investissement)
  • Immobilier levier (Optimisation avec le crédit)
Objectif : Faire croître votre capital à long terme. Diversification et recherche de performance.
PRÉPARER SA RETRAITE
Solutions :
  • PER (Plan d’Épargne Retraite)
  • AV (Assurance Vie, pour une sortie en capital ou rente)
Objectif : Anticiper la baisse de revenus à la retraite. Capitalisation et/ou revenus programmés.

 

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Autres solutions pour diversifier vos 200 000 euros 

Au-delà des 7 solutions prioritaires, quatre supports permettent d’affiner la diversification d’un portefeuille de 200 000 euros, en particulier pour la part la plus liquide ou la plus exposée aux marchés actions.

Les livrets réglementés : la sécurité pour l’épargne de précaution

Le Livret A, le LDDS et, sous conditions de ressources, le LEP offrent une garantie totale du capital et une disponibilité immédiate [2]. Leur rémunération est fixée par l’État et révisée périodiquement.

Leur plafond limité (LEP : 10 000 €, LDDS : 12 000 €, Livret A : 22 950 € pour une personne seule, à confirmer sur les montants en vigueur en 2026) en fait un complément, jamais une solution unique pour 200 000 euros. Ils conviennent à l’épargne de précaution, généralement 3 à 6 mois de dépenses courantes, avant tout autre placement.

Le PEA : investir en actions avec une fiscalité avantageuse après 5 ans 

Le Plan d’Épargne en Actions permet d’investir dans des actions européennes et certains fonds, avec une exonération d’impôt sur le revenu sur les gains après 5 ans de détention (les prélèvements sociaux restent dus) [9]. Le plafond de versement est fixé à 150 000 € pour un PEA classique.

Sur 200 000 euros, le PEA peut recevoir la poche actions dédiée aux marchés européens, en complément des unités de compte en assurance-vie qui couvrent un univers plus large. La fiscalité du PEA diffère sensiblement de celle du compte-titres ordinaire.

Les ETF : diversifier à moindre coût sur les marchés actions 

Les ETF, ou trackers, sont des fonds indiciels cotés qui répliquent la performance d’un indice (CAC 40, S&P 500, MSCI World) avec des frais de gestion réduits, généralement inférieurs à 0,5 % par an [10]. Ils se logent dans un compte-titres ordinaire ou dans un PEA selon leur composition géographique.

L’AMF rappelle que les ETF exposent à un risque de perte en capital identique aux marchés qu’ils répliquent, et que certains trackers synthétiques ou à effet de levier comportent des risques supplémentaires à bien comprendre avant d’investir [10]. Leur simplicité ne dispense pas d’une allocation réfléchie selon votre horizon et votre profil.

Les obligations : un revenu fixe pour équilibrer le portefeuille

Une obligation est un titre de créance : en l’achetant, vous prêtez de l’argent à un État ou une entreprise, qui s’engage à vous verser un intérêt (le coupon) et à vous rembourser le capital à l’échéance [11]. Le rendement dépend de la qualité de l’émetteur et de la durée du prêt.

Ce placement à revenu fixe peut amortir la volatilité d’un portefeuille davantage exposé aux actions ou à l’immobilier. Il reste soumis à un risque de défaut de l’émetteur et à un risque de taux : la valeur d’une obligation déjà émise baisse généralement lorsque les taux du marché montent.

Exemples concrets de 200 000 € investis selon 3 profils

Ces trois allocations types illustrent la logique de diversification selon le profil. Il ne s’agit pas de recommandations personnalisées mais de scénarios indicatifs pour illustrer les principes de répartition [1].

Profil prudent : préserver le capital avec un rendement régulier

Ce profil convient aux retraités ou aux épargnants avec un projet à moins de 5 ans, qui privilégie la sécurité sur la performance.

SupportAllocationRendement potentielHorizon recommandé
Livrets réglementés (LEP, LDD) [2]30 %, 60 000 €2,4 % nets (taux LEP 2026)Immédiat
Assurance-vie fonds euros [3]50 %, 100 000 €2,5 à 3,5 %/an3 à 5 ans min.
SCPI en assurance-vie [4]20 %, 40 000 €4 à 5 %/an (brut)8 à 10 ans

Rendement global espéré : 2,5 à 3,5 %/an. Capital quasi garanti sur la partie livrets et fonds euros. Ces rendements sont indicatifs et non garantis.

Profil équilibré : croissance du patrimoine avec risque maîtrisé

Adapté aux actifs de 40 à 55 ans avec un horizon de 10 ans et une capacité à supporter une volatilité modérée.

SupportAllocationRendement potentielHorizon recommandé
Livrets réglementés [2]20 %, 40 000 €2,4 % netsImmédiat
AV (60 % fonds euros / 40 % UC) [3]40 %, 80 000 €3 à 5 %/an8 ans min.
Immobilier (SCPI ou LMNP) [4][7]30 %, 60 000 €4 à 6 %/an8 à 10 ans
PER [5]10 %, 20 000 €Variable + économie IRJusqu’à la retraite

Rendement global espéré : 4 à 6 %/an. Adapté à un horizon de 10 ans. Rendements indicatifs, non garantis.

Profil dynamique : maximiser la croissance sur le long terme

Adapté aux investisseurs de moins de 45 ans sans besoin de liquidité à court terme, à l’aise avec la volatilité des marchés financiers.

SupportAllocationRendement potentielHorizon recommandé
Livrets réglementés [2]10 %, 20 000 €2,4 % netsImmédiat
AV unités de compte actions [3]30 %, 60 000 €6 à 8 %/an (hist.)10 ans min.
LMNP en direct avec levier [7]30 %, 60 000 € (apport)5 à 7 % sur fonds propres15 ans min.
Private equity FPCI [6]20 %, 40 000 €10 à 15 %/an (hist.)8 à 12 ans
PER [5]10 %, 20 000 €Variable + économie IRJusqu’à la retraite

Rendement global espéré : 6 à 10 %/an. Forte illiquidité sur la partie PE. Rendements historiques, non garantis. Risque de perte en capital sur les UC et le PE.

 

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Conclusion

Placer 200 000 euros en 2026 ne se résume pas au choix d’un produit. C’est la construction d’une stratégie cohérente autour de vos objectifs, de votre horizon et de votre fiscalité.

Les 7 solutions présentées, SCPI, LMNP géré, immobilier avec levier, assurance-vie en unités de compte, private equity, PER et assurance-vie retraite, couvrent l’ensemble des profils, du plus prudent au plus dynamique. Les livrets, le PEA, les ETF et les obligations permettent d’affiner encore la diversification.

La clé reste l’adéquation entre le support et l’objectif. Aucune solution unique n’est optimale pour tous. Un bilan patrimonial global permet de construire une allocation sur mesure, en tenant compte de l’ensemble de votre situation.

Vous souhaitez structurer le placement de vos 200 000 euros selon votre situation ? Un bilan avec un conseiller en gestion de patrimoine permet d’identifier la stratégie adaptée à vos objectifs.

Faire le quiz : déterminer quels sont mes objectifs patrimoniaux

[H2] Sources et références

Questions fréquentes

Quel rendement peut-on espérer avec 200 000 € placés ?

Le rendement dépend entièrement du profil de risque accepté [1] : un profil prudent peut espérer 2,5 à 3,5 %/an, un profil équilibré 4 à 6 %/an, un profil dynamique 6 à 10 %/an. À titre indicatif, 200 000 € placés à 5 %/an composés sur 10 ans deviendraient environ 325 000 €. À 7 %, le même capital atteindrait environ 393 000 €. Ces projections sont des estimations, en aucun cas des garanties de performance.

Faut-il investir les 200 000 € en une seule fois ou progressivement ?

La réponse dépend du support. Pour les marchés financiers (UC en AV, PEA), un investissement progressif (méthode DCA, Dollar Cost Averaging) réduit le risque de timing : investir par tranches mensuelles lisse les points d’entrée [1]. Pour l’immobilier (achat direct, LMNP), l’investissement en une fois est la norme, sans risque de timing particulier [7]. Pour les fonds euros et les SCPI, l’investissement en une fois est possible sans précaution particulière [3][4], les rendements ne dépendant pas du moment d’entrée à court terme.

Un conseiller en gestion de patrimoine est-il utile pour placer 200 000 euros ?

À partir de 100 000 €, l’accompagnement d’un conseiller en gestion de patrimoine apporte une valeur ajoutée concrète : audit patrimonial global [1], accès à des produits non référencés en réseau bancaire (FPCI de private equity [6], assurance-vie haut de gamme [3], SCPI institutionnelles [4]), et structuration fiscale cohérente avec la situation du foyer. La rémunération d’un conseiller libéral est transparente (honoraires ou commissions clairement affichées) et son conseil n’est pas orienté par les produits maison d’un réseau bancaire. Un bilan patrimonial permet de formaliser cette analyse.

Peut-on investir 200 000 euros sans aucun risque ?

Il n’existe pas de placement sans risque offrant un rendement significatif [1]. Les livrets réglementés (LEP, LDD) offrent une sécurité totale avec des taux encadrés par l’État [2], mais leur plafond est limité (LEP : 10 000 €, LDD : 12 000 €). Les fonds euros en assurance-vie offrent une garantie du capital (hors frais de gestion) avec des rendements de 2,5 à 3,5 % selon les contrats [3]. Au-delà de ces supports, tout rendement supérieur implique une prise de risque mesurée, que le profil de risque doit permettre d’absorber.

Peut-on placer 200 000 euros dans un PEA ?

Oui, dans la limite du plafond de versement du PEA, fixé à 150 000 € pour un PEA classique. Le solde peut être réparti entre compte-titres ordinaire, assurance-vie ou autres enveloppes présentées dans ce guide. Le PEA est réservé à une poche actions, avec un horizon recommandé d’au moins 5 ans pour profiter de son avantage fiscal [9].

Quelle est la fiscalité des ETF en 2026 ?

La fiscalité des ETF dépend de l’enveloppe qui les détient. Logés dans un compte-titres ordinaire, les gains relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux) [12]. Logés dans un PEA, ils bénéficient de l’exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans, seuls les prélèvements sociaux restant dus [9].

Faut-il diversifier entre plusieurs banques pour 200 000 euros ?

La diversification entre établissements protège d’abord contre le risque de défaillance bancaire, via la garantie des dépôts de 100 000 € par personne et par établissement. Pour un capital de 200 000 euros, répartir les dépôts sur deux établissements permet de sécuriser l’intégralité de la somme sous ce plafond de garantie, en complément d’une diversification par support (SCPI, PER, assurance-vie, PEA) plutôt que par seule adresse bancaire.

Quel livret choisir pour une partie de son épargne de précaution ?

Le choix dépend de l’éligibilité et du plafond recherché. Le LEP, réservé sous conditions de ressources, offre généralement le taux le plus attractif [2]. Le Livret A et le LDDS, accessibles sans condition, complètent l’épargne de précaution une fois le LEP saturé. Ces trois livrets doivent être privilégiés avant tout placement risqué, pour couvrir 3 à 6 mois de dépenses courantes.

Lucille Berdery

Conseillère en gestion de patrimoine chez Bonjour Patrimoine à Soorts-Hossegor

Diplômée d’un Master 2 en gestion de patrimoine, j’exerce ce métier depuis 2015. Ce que j’apprécie le plus dans mon quotidien, c’est la relation humaine qui se construit avec chaque client. Prendre le temps d’écouter, de comprendre les parcours, les projets, parfois les doutes, et y répondre avec pédagogie et bienveillance, c’est ce qui donne tout son sens à mon accompagnement. Au-delà des chiffres et des solutions techniques, mon rôle est d’apporter de la clarté, de la confiance et de la sérénité à chaque étape de vie. C’est cette proximité, fondée sur l’échange et la confiance durable, que je trouve la plus précieuse dans mon métier.