Aller au contenu
Retraite

Préparer sa retraite : PER, SCPI, assurance-vie et stratégies patrimoniales.

Les régimes obligatoires couvrent en moyenne 50 à 60 % du dernier salaire net. L'écart se creuse pour les cadres, les travailleurs non salariés et les dirigeants, dont les cotisations retraite sont structurellement inférieures à celles des salariés du régime général.

Préparer une retraite complémentaire n'est pas une option : c'est une nécessité. PER, assurance-vie, SCPI, démembrement : chaque dispositif répond à une logique distincte selon l'horizon de placement et la tranche marginale d'imposition. Les pages ci-dessous vous permettent de comprendre chaque levier avant de décider.

Épargne collective destinée à préparer la retraite
Comprendre

La retraite en 2026 : ce que les régimes obligatoires ne couvrent pas.

Couple senior comptant des pièces et des billets devant des documents

Pourquoi la retraite par répartition seule ne maintient pas le niveau de vie.

Le taux de remplacement moyen varie selon la catégorie socio-professionnelle, et s’écarte systématiquement à la baisse pour les profils les plus actifs. Pour un cadre du secteur privé, la pension représente une fraction significativement inférieure au dernier salaire net.

Pour un travailleur non salarié ou un dirigeant, l’écart est encore plus marqué : les cotisations retraite des régimes des indépendants sont historiquement inférieures à celles du régime général, ce qui se traduit mécaniquement par une pension de base plus faible.

À cela s’ajoute un facteur démographique structurel : l’allongement de la durée de vie et la diminution du ratio actifs/retraités pèsent sur l’équilibre des régimes par répartition. Ces tendances sont indépendantes des réformes ponctuelles.

Le constat est identique pour toutes les générations actuellement en activité : la retraite obligatoire ne suffira pas à maintenir le niveau de vie antérieur sans constitution préalable d’une épargne complémentaire. Le délai avant le départ en retraite détermine les leviers disponibles et leur efficacité.

PER, AV, SCPI, démembrement : les quatre piliers d’une retraite complémentaire bien structurée.

Quatre dispositifs permettent de constituer des revenus complémentaires à la retraite, chacun avec sa logique propre.

Le PER est le seul produit d’épargne qui réduit l’impôt sur le revenu dès l’année de versement, à hauteur de la tranche marginale d’imposition : il est prioritaire pour les contribuables à TMI élevée et doit être ouvert le plus tôt possible pour maximiser la capitalisation.

L’assurance-vie apporte la souplesse des rachats à tout moment et l’avantage successoral, sans contrainte de blocage jusqu’à la retraite.

Les SCPI génèrent des revenus trimestriels réguliers à partir des loyers de l’immobilier d’entreprise : à crédit, elles permettent de démultiplier la capacité d’investissement sur un horizon de 15 à 20 ans.

Le démembrement de propriété permet de programmer la récupération de la pleine propriété au moment exact du départ en retraite, avec une décote à l’achat qui réduit le capital à mobiliser.

La prévoyance est le complément indispensable à ces dispositifs : elle protège le patrimoine constitué en cas d’arrêt de travail ou de décès avant la retraite.

Par où commencer

Quatre profils, quatre stratégies de retraite.

L'erreur la plus coûteuse : choisir le dispositif avant la stratégie. Partez de votre objectif, le bon véhicule en découle.
01

Salarié — Déduire fiscalement dès aujourd'hui avec le PER

Le PER est le placement retraite qui réduit l'impôt dès la souscription : chaque versement vient en déduction du revenu imposable à hauteur de la tranche marginale d'imposition. Pour un salarié à TMI 30 %, un versement de 10 000 € génère une économie fiscale immédiate de 3 000 €. Le PER peut être alimenté par des versements volontaires mais aussi par l'intéressement et la participation versés par l'employeur. La sortie s'effectue en capital, en rente ou en combinaison des deux au moment du départ en retraite. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes sont reportables : un audit des plafonds disponibles est souvent la première étape recommandée.

02

TNS — Maximiser la déduction avec le plafond majoré

Les travailleurs non salariés et indépendants bénéficient d'un plafond de déduction PER majoré, calculé sur le bénéfice imposable et non sur le salaire net. Ce plafond est nettement supérieur au plafond salarié et permet des versements annuels significatifs, déductibles du résultat professionnel. La première étape est d'ouvrir un PER dès aujourd'hui pour commencer à capitaliser et à utiliser les plafonds disponibles. Le cumul PERIN (individuel) et PERCOL (collectif) est possible et peut amplifier la déduction globale. L'arbitrage entre PER et contrat Madelin dépend du statut juridique et de la structure de rémunération.

03

Investisseur — Constituer des revenus trimestriels via les SCPI

Les SCPI sont l'un des placements retraite les plus adaptés à un horizon long : elles génèrent des revenus trimestriels réguliers issus des loyers de l'immobilier d'entreprise, sans contrainte de gestion locative. À crédit, les loyers couvrent une partie des mensualités pendant la durée du prêt. Une fois le crédit remboursé — généralement au moment du départ en retraite — les loyers constituent une rente complémentaire nette. En démembrement temporaire, il est possible de programmer la récupération des revenus à une date précise, alignée sur la date de retraite souhaitée, en achetant la nue-propriété à prix réduit pendant la phase active.

04

Proche de la retraite — Sécuriser et transmettre

À l'approche de la retraite, trois priorités s'imposent. Arbitrer vers des supports moins volatils dans l'assurance-vie : réduire la part des unités de compte risquées au profit des fonds euros. Optimiser la sortie du PER : décider entre capital (flexibilité totale), rente (sécurité sur la durée) ou combinaison des deux selon la situation fiscale et les besoins réels. Intégrer la transmission dans la stratégie : le démembrement de propriété permet de récupérer la pleine propriété au moment de la retraite tout en ayant déjà réduit les droits futurs de succession. Le bon ordre est celui qui optimise simultanément les revenus disponibles et le patrimoine transmis.

PASSER À L’ACTION

Un CGP indépendant pour construire votre stratégie retraite.

Calculer son besoin de revenus à la retraite, choisir les bons placements et calibrer les versements sur 20 ans : c'est le travail d'un CGP indépendant. Pas de produit maison, pas de commission sur les placements.

  • ✓
    Spécialistes retraite et ingénierie patrimoniale
    PER, AV, SCPI, démembrement : des conseillers qui maîtrisent les stratégies multi-placements sur le long terme et leurs interactions fiscales.
  • ✓
    Indépendants, sans mandat bancaire
    Recommandations fondées sur le profil retraite réel, pas sur des objectifs commerciaux. Aucune banque ni assureur derrière eux.
  • ✓
    Premier entretien gratuit, sans engagement
    60 min pour analyser votre situation retraite et identifier les leviers prioritaires selon votre horizon et votre TMI.
Couple examinant un dossier avec un conseiller
Premier rendez-vous · Sans engagement
Spécialistes retraite · 14 régions
Bilan patrimonial

Faites le point sur votre stratégie retraite, en 3 minutes.

Combien vous manquera-t-il ? Mesurez l’écart entre votre future pension et le niveau de vie que vous visez, pour fixer un effort d’épargne réaliste.
Démarrer mon bilan patrimonial →3 min · 100 % gratuit · sans engagement
QUESTIONS FRÉQUENTES

Les questions à se poser pour préparer sa retraite.

Des repères pour anticiper le calendrier, les revenus et les enveloppes d’épargne.

À quel âge faut-il commencer à préparer sa retraite ?

Idéalement dès 35 à 40 ans, pour bénéficier pleinement de l’effet de capitalisation sur un horizon long. Chaque année de versement supplémentaire sur un PER ou en SCPI amplifie significativement le capital disponible au moment du départ. Mais même à 50 ans, 15 ans de versements bien structurés peuvent combler une part substantielle du déficit de revenus attendu. La règle est simple : le bon moment pour commencer, c’est maintenant. L’audit des plafonds PER disponibles est souvent la première action à mener, quelle que soit l’échéance de la retraite.

Combien faut-il épargner pour la retraite ?

Le montant dépend du taux de remplacement visé et des droits déjà acquis. Une règle pratique : viser 10 à 15 % des revenus nets annuels alloués à l’épargne retraite. Un audit retraite permet de calibrer précisément le besoin en fonction de la date de départ souhaitée, du régime applicable et des revenus futurs estimés. Pour la constitution de ce capital, l’assurance-vie est l’un des supports les plus souples : elle reste disponible à tout moment contrairement au PER, et sa fiscalité s’améliore après 8 ans de détention.

PER ou assurance-vie pour préparer sa retraite ?

Les deux sont complémentaires plutôt que concurrents. Le PER est prioritaire si la tranche marginale d’imposition dépasse 30 % : la déduction à l’entrée génère une économie fiscale immédiate, en contrepartie d’un capital bloqué jusqu’à la retraite. L’assurance-vie offre la souplesse des rachats à tout moment, sans contrainte d’âge, et l’avantage successoral avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans. La stratégie optimale combine les deux : PER pour défiscaliser les revenus élevés, AV pour maintenir la liquidité et préparer la transmission.

Les SCPI sont-elles un bon placement retraite ?

Oui, particulièrement sur les horizons supérieurs à 10 ans. Les SCPI génèrent des revenus trimestriels réguliers issus des loyers de l’immobilier d’entreprise, avec une gestion entièrement déléguée. À crédit, elles permettent de démultiplier la capacité d’investissement et de faire rembourser une partie du prêt par les loyers perçus. À l’approche de la retraite, le démembrement temporaire permet de récupérer les revenus exactement au bon moment en achetant la nue-propriété à prix réduit. L’allocation en SCPI doit rester cohérente avec le profil de risque et l’horizon de placement.

Peut-on préparer sa retraite depuis l'étranger ?

Oui, sous conditions. Le PER reste alimentable depuis l’étranger si vous disposez de revenus imposables en France — revenus locatifs, salaires de source française. L’assurance-vie luxembourgeoise est souvent privilégiée par les expatriés pour la souplesse de gestion et la protection des actifs dans un cadre européen réglementé. Les conventions fiscales bilatérales entre la France et le pays de résidence déterminent la fiscalité à la sortie des contrats. Notre section gestion de patrimoine pour expatriés détaille les stratégies patrimoniales adaptées aux non-résidents, notamment pour le PER et l’assurance-vie.

À EXPLORER

Une approche patrimoniale globale.

La retraite se prépare avec les autres dimensions du patrimoine : placements, transmission, fiscalité et immobilier.

Construisons ensemble votre stratégie retraite.

Un CGP spécialiste vous recontacte sous 24 heures pour un premier échange confidentiel, sans engagement.